Vieux meubles et électroménagers restaurés et mis en vente : la Ressourcerie du Val de Sambre ouvre un nouveau R’Store dans un bâtiment flambant neuf

La Ressourcerie du Val de Sambre, installée à Couillet sur le site de Tibi, propose un service gratuit de reprise des encombrants : il suffit d’un coup de fil pour convenir d’un rendez-vous, et dès le lendemain un camion se présente pour emporter vos vieux meubles. Mais derrière cette collecte se cache un véritable processus de valorisation.

Près de 85 % des 2 100 tonnes d’objets récupérés chaque année dans la région de Charleroi sont ainsi réemployés ou recyclés. « Certains articles peuvent être placés directement en magasin après un simple nettoyage, d’autres sont remis à neuf », précise Anne-Sophie Canart de la Ressourcerie (voir lien). Les meubles endommagés ou l’électroménager lourd sont confiés à Trans’form, tandis que le petit électro passe entre les mains de Cyréo, avec à la clé une garantie d’un an. Les pièces trop abîmées sont démontées : le bois, le métal et le textile partent vers des filières de recyclage, alors que la mousse est incinérée pour produire de l’électricité, détaille Philippe Teller, directeur de l’intercommunale Tibi.

Depuis peu, toutes ces activités se déroulent dans un bâtiment flambant neuf de 2 500 m², érigé au coût de 5,8 millions d’euros et financé à 50 % par la Région wallonne et à 40 % par l’Union européenne. Au sein du « village du recyclage », cette halle sert de centre de tri, d’atelier de réparation et d’espace de vente R’Store. Le magasin, perché en mezzanine, offre une vue directe sur l’atelier en contrebas. Cinq personnes, éloignées du marché du travail, y ont trouvé un emploi. Les tarifs restent très accessibles : un parc bébé à 20 €, une table basse à 25 €, des chaises à 15 €, un robot Kenwood à 55 €, des verres entre 0,50 € et 3 € ou des commodes de 40 € à 70 €. « D’ici la fin de l’année, nous espérons proposer certaines pièces en ligne, mais pour l’instant nous postons nos arrivages sur Facebook », ajoute Anne-Sophie Canart.

L’objectif affiché par Tibi est clair : tendre vers le zéro encombrant, c’est-à-dire faire en sorte que tout ce que la collectivité considère aujourd’hui comme déchet soit soit vendu, soit réutilisé, soit recyclé. Sur les 8 000 tonnes d’encombrants que gère l’intercommunale, un quart transite désormais par la Ressourcerie, qui dispose aussi de points de vente à Montigny-le-Tilleul (lien) et à Couillet (lien), ainsi que d’un partenariat Oxfam-Trans’form à Marcinelle.

Ruben Vermeersch