À peine quelques mois après sa sortie de prison pour inceste, il viole sa petite-fille pendant plusieurs années
C’est dans le cadre d’une procédure pour faits de mœurs que la justice carolo a découvert l’horreur. À peine quelques mois après avoir achevé une peine de sept ans pour inceste sur sa fille, Serge est mis en cause pour avoir violé sa petite-fille durant plusieurs années.
Au cours de la première enquête, un agent se fait passer en ligne pour une adolescente et engage la discussion avec le quinquagénaire. Derrière son écran, celui-ci vante les sévices qu’il inflige à sa petite-fille, affirmant même qu’« elle fait de mieux en mieux l’amour ».
Lors d’une perquisition au domicile de Serge, les enquêteurs saisissent de nombreux clés USB, dissimulées un peu partout, y compris dans les poches de ses vêtements. L’analyse de ces supports révèle un véritable catalogue de pédopornographie « maison » : vidéos où il donne à l’enfant des consignes explicites – « caresse-toi », « regarde ma queue » – ainsi que des photos. Parmi elles, figure aussi l’image de sa seconde petite-fille, âgée de huit ans, forcée de relever son t-shirt sous la menace de fausses accusations de violence.
Entendue par les magistrats, l’aînée des deux victimes raconte que les premières agressions ont débuté en juillet 2019, alors qu’elle venait de fêter ses 11 ans, par des attouchements et une tentative de baiser forcé. Tout cela à peine cinq mois après la sortie de prison de son grand-père.
Face aux juges, Serge n’a exprimé ni remords ni empathie. Il a au contraire renversé la charge sur la fillette : « Elle se promenait à poil et elle provoquait. Elle vient se frotter à moi », a-t-il affirmé, la qualifiant de « plus grosse mytho qu’il puisse exister ». Il a également insinué que le comportement de la petite continuait de le solliciter, allant jusqu’à dire qu’elle « se vend dans les cafés ».
Pour le parquet, les propos de l’accusé illustrent un total manque de remise en question et confirment le « danger véritable » qu’il représente pour la société. Les experts ont d’ailleurs identifié un risque élevé de récidive. Les magistrats ont requis une peine de quinze ans d’emprisonnement, assortie de dix années de mise à disposition du tribunal d’application des peines (TAP). La défense, quant à elle, a plaidé un sursis probatoire strict, avec un maximum de cinq ans de prison.
Le tribunal rendra son jugement le 27 mai.
