Retour des beaux jours : on a testé une boucle à vélo de 30 km autour de Charleroi

Il est possible de parcourir une boucle d’environ 30 km à vélo autour de Charleroi et de ses anciennes communes, en restant presque exclusivement sur des voies dédiées aux cyclistes et aux piétons. Pour cela, on emprunte les Ravels qui se raccordent quasiment tous, limitant au maximum les croisements de routes et les portions partagées avec la circulation automobile. Comptez un peu moins de deux heures de balade, souvent au bord de l’eau ou à travers des sous-bois, sur un revêtement asphalté particulièrement agréable par temps chaud.

On démarre depuis la gare centrale de Charleroi et l’on suit la Sambre en direction de Châtelet (EuroVelo 3), à quelques mètres du quai. À Châtelet, on bifurque vers la ligne 119 qui mène à Gosselies. Après avoir traversé Gilly et gravi quelques pentes, on rejoint de beaux sous-bois et des ponts anciens près du Château Mondron. À Lodelinsart, puis à Jumet Chef-Lieu, on prend le Ravel nommé W4, en direction du canal Charleroi–Bruxelles. Il est alors possible de traverser les bois des terrils Saint-Louis et Saint-Quentin, où un dénivelé ludique conduit jusqu’au bord de l’eau.

On redescend ensuite vers Roux et la Docherie le long du canal, jusqu’à Marchienne-au-Pont. C’est là que l’on emprunte la plus longue portion de voirie balisée pour cyclistes afin de rejoindre la Sambre, à l’écluse de la rue de la Jonction. On peut rester au plus près de l’eau, mais l’absence de passerelle à la confluence rallonge beaucoup l’itinéraire. Le choix se fait entre une courte portion sur la route et un long détour sur le Ravel. Enfin, on reprend tout droit le chemin le long de la Sambre, en longeant notamment l’ancien HF4, jusqu’au point de départ.

Avec une assistance électrique, cette boucle se parcourt sans difficulté et offre un vrai moment de détente. En vélo traditionnel, elle reste tout à fait faisable pour les amateurs de sensations, grâce aux quelques côtes qui pimentent la sortie. Tout au long du parcours, paysages aquatiques, vestiges industriels, arches en pierre et espaces boisés se succèdent, avec de nombreux bancs pour faire halte et profiter du cadre.

Ruben Vermeersch