Brandon harcèle le Roi et la princesse Élisabeth, puis menace sur Facebook le ministre Theo Francken: « Le Roi dansera bientôt au bout d’une corde »

En janvier dernier, la quiétude de la rue des Marais à Bouffioulx (Châtelet) a été troublée aux petites heures du matin lors d’une vaste intervention policière. Les unités spéciales ont appréhendé Brandon après une série de publications haineuses sur son profil Facebook.

Sans la moindre retenue, il a diffusé sur son « mur » des photos à l’effigie de Staline ou Hitler, ainsi qu’un mail daté d’avril 2024 adressé à Bart De Wever, dans lequel il proposait d’« abolir la monarchie et de dissoudre la Belgique ». En décembre, il avait posté une photo de lui-même accompagnée de la mention : « Le Roi dansera bientôt au bout d’une corde et toute la vermine politique avec lui ». Dans les commentaires, il jurait « de faire tout ce qu’il est possible de faire pour anéantir la Belgique ».

Dès septembre 2025, les faits ont été requalifiés : harcèlement du Roi Philippe, de la princesse Elisabeth et du ministre de la Défense Theo Francken, ainsi que menaces de mort. Brandon avait notamment incité « tous les musulmans de Belgique à tuer le ministre ».

Un an de prison ferme

Face à la juge, celui qui se présentait comme écrivain a relativisé ses propos : « C’étaient des mots ridicules, évidemment. Ce n’est pas à prendre au sérieux. Des fois, j’écris des bêtises ou alors tout et son contraire », a-t-il expliqué. Il a affirmé n’avoir jamais senti que ses messages étaient lus ou pris en compte par les politiques. « Je demandais seulement le respect, ni plus ni moins », a-t-il ajouté.

Lors de son audition, il a reconnu une dépendance à l’alcool et au cannabis, ce qui, selon lui, l’aurait désinhibé. Le parquet réclamait dix mois de prison avec sursis probatoire pour encadrer ces comportements. La défense avait, quant à elle, sollicité une peine aménagée, arguant de l’absence d’intention réelle de passage à l’acte.

Ce lundi, le tribunal a finalement condamné Brandon à un an de prison ferme et à une amende de 800 euros.

Ruben Vermeersch